KMCabinet apprenantAlexandre Assor · Mémoire DEC

Le mémoirePartie III · DémontrerChapitre 3Section 1

Section 1

Créer la spécialité suivante : quatre ateliers

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Ouverture du chapitre 3

L’expert-comptable qui souhaite reprendre la démarche commence par un travail que son équipe a du mal à traiter ou à transmettre. Il en précise l’enjeu, réunit les personnes concernées et réserve le temps nécessaire à un premier cycle. Le choix d’un logiciel vient avec les besoins que cette préparation fait apparaître.

Quatre ateliers, un kit et neuf jalons se complètent : les jalons organisent le projet du cabinet. Les quatre temps de la partie II organisent la construction d’une ressource. Les revues en assurent ensuite le maintien. Un dossier partagé et un classeur permettent de commencer avec les outils courants.

Les ateliers prolongent la démarche de conception de la partie I : partir de situations vécues, confronter les explications, préciser le problème et essayer une réponse. L’entretien, la formulation d’une question de conception et le retour sur un prototype fournissent des techniques pour les préparer.1 Les séances ci-dessous en proposent une adaptation au cabinet. L’annexe 27 donne pour chacune les participants, les entrées, le travail et la sortie attendue.

Paragraphe 1L’atelier des dix derniers courriels

Le chef de projet réunit un petit groupe de collaborateurs et de responsables de mission. Chacun apporte quelques échanges récents, choisis selon une règle annoncée. Les dix derniers courriels constituent un départ simple, exploratoire et sans valeur représentative. Un cas difficile peut compléter cet échantillon pour ne pas retenir seulement les demandes ordinaires. Les informations partagées sont préalablement adaptées aux droits des participants.

Le groupe recherche ce qu’il a fallu comprendre pour répondre. Une pièce était-elle difficile à retrouver ? Une règle existait-elle déjà ? L’échange a-t-il appris quelque chose sur le client ou fait apparaître une difficulté commune ? La grille de captation de l’annexe 16 aide à distinguer l’origine de la matière et la suite à lui donner. Un courriel peut alimenter le dossier, ouvrir une question collective, enrichir une méthode ou ne demander aucune conservation supplémentaire.

Le responsable retient les premiers travaux à instruire et les attribue. La publication viendra après la vérification des sources et l’examen du support préparé.

Paragraphe 2L’atelier des faits

L’équipe choisit ensuite un dossier connu de plusieurs personnes. Elle tente d’en restituer l’activité, l’organisation, la mission et les sujets actuels à partir des sources disponibles. Une heure peut suffire pour faire apparaître les différences de compréhension : un interlocuteur réputé responsable des pièces ne l’est plus. Un projet annoncé a été abandonné. Une habitude de transmission n’a jamais été convenue avec le client.

La personne qui tient le dossier prépare la synthèse. Les autres apportent leurs informations et leurs sources. Le groupe distingue ce qui peut être conservé, ce qui demande une confirmation et ce qui doit être arbitré. La fiche, l’annuaire et le programme sont complétés selon la nature du point. L’annexe 19 fournit leurs repères communs.

Paragraphe 3La question du lundi soir, en trois régimes

L’atelier suivant reprend la situation comparée en partie I. Une question de client est préparée avec les pratiques habituelles, avec un assistant seul, puis avec les sources et les supports gouvernés du cabinet. Les productions restent des travaux d’essai. Le groupe examine les faits retenus, les références et les inconnues. Il examine aussi les recours et le temps de préparation, relecture comprise.

Pour éviter que la dernière réponse bénéficie seulement du souvenir des précédentes, le chef de projet répartit des cas comparables ou alterne l’ordre des passages. Les critères professionnels sont préparés avant la séance. L’annexe 2 fournit le journal dans lequel conserver les productions et leurs conditions.

La comparaison aide à choisir les améliorations utiles. Une source manque au fonds, une consigne prête à confusion ou l’assistant formule une conclusion au-delà des faits disponibles. Le référent fait préciser la méthode et l’emploi autorisé. L’équipe voit alors quelle part du travail l’assistance facilite et quelle part exige son jugement.

Paragraphe 4La passation à blanc

Le dernier atelier confie une tâche à une personne qui ne suit pas habituellement le dossier, selon le protocole du chapitre précédent. Le résultat qualifie le support et l’organisation dans un périmètre, jamais la personne.

La séance se termine par des corrections attribuées. La prochaine rencontre doit permettre de relire les supports corrigés et d’examiner un nouvel essai. Le projet dispose alors d’un résultat à discuter avec la direction : ce qui devient transmissible, ce qui demande encore un accompagnement et la charge nécessaire pour tenir cette capacité.


  1. LEWRICK Michael, LINK Patrick et LEIFER Larry, The Design Thinking Toolbox, 2020.↩︎

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