KMCabinet apprenantAlexandre Assor · Mémoire DEC

Le mémoireAnnexesAnnexe 9

Annexe 9

Choisir un niveau de formalisation adapté

Appelée depuis : partie I, chapitre 2, section 3, et ouverture de la partie I.

Usage : choisir les apports méthodologiques utiles au premier problème du cabinet, puis estimer le travail de préparation, de validation et d’entretien.

Nature du document : comparaison qualitative établie pour le mémoire à partir des publications citées. Aucun budget, délai ou gain n’est mesuré ici. Les méthodes d’ingénierie des connaissances et la norme de management répondent à des questions différentes.

1. Quatre apports complémentaires

Tableau – Quatre apports complémentaires

Méthode ou cadre Question traitée Apport possible pour le cabinet Source examinée
MASK comment expliciter et représenter une partie du patrimoine de connaissances ? décrire une activité, ses acteurs, ses tâches, son contexte et son évolution Aries, Le Blanc et Ermine, 2008, notamment présentation et principes1
Common­KADS comment concevoir un système à base de connaissances dans son environnement ? distinguer le but d’une tâche, la méthode employée et les connaissances qu’elle mobilise présentation de la méthode par Aussenac-Gilles, Charlet et Reynaud-Delaître2
GAMETH quelles connaissances cruciales traiter d’abord ? relier le choix du sujet aux activités, aux enjeux et au risque de perte Grundstein, 2000, p. 11 et p. 153
ISO 30401 quelle organisation doit permettre de créer, utiliser et maintenir les connaissances ? définir le périmètre, les responsabilités, les moyens et l’évaluation ISO 30401:2018, chapitres 4 à 104

GAMETH intervient en amont, dans le repérage des connaissances cruciales. MASK et CommonKADS explicitent et représentent ce qui a été retenu. L’ISO 30401 demande que le système dispose d’un périmètre, de responsabilités et d’une évaluation. Le tableau met ces apports en regard sans classer les méthodes.

2. Partir du travail à rendre possible

Tableau – Partir du travail à rendre possible

Besoin du cabinet Apport à mobiliser Question de proportionnalité
choisir un premier sujet repérage des connaissances cruciales quel risque ou quelle difficulté justifie l’effort ?
comprendre un raisonnement difficile à transmettre explicitation de l’activité et de son contexte quels cas faut-il expliquer pour rendre la méthode compréhensible ?
séparer les résultats attendus des pratiques locales description des tâches, des méthodes et des acteurs que peut-on rendre commun, et que faut-il laisser au dossier ?
organiser la décision et le maintien exigences de management de l’ISO 30401 qui peut valider, entretenir et revoir le périmètre ?

Lecture proposée pour le contexte du mémoire, sans application de ces méthodes à plusieurs cabinets.

3. Fiche de choix pour un premier chantier

Tableau – Fiche de choix pour un premier chantier

Point à préciser Réponse du cabinet
Activité ou décision à améliorer
Connaissance difficile à transmettre, et raison de sa criticité
Cas, pièces et personnes disponibles
Différences entre les dossiers à préserver
Niveau d’explicitation nécessaire
Première ressource envisagée et travail qu’elle doit permettre
Personne capable d’en vérifier le contenu
Conditions d’essai et critères du résultat
Responsable de l’entretien et moyens disponibles
Temps de préparation, de contrôle et d’entretien à relever
Conditions qui conduiraient à réduire ou différer le chantier

4. La charge, à relever plutôt qu’à estimer

La charge dépend du risque de la décision, de la diversité des situations et des personnes à mobiliser. Le cabinet l’estime avant le premier chantier, puis la relève sur ce chantier, à la ligne prévue de la fiche. Un coût de rédaction faible peut masquer un effort de contrôle important, et une représentation détaillée se justifie pour un raisonnement sensible, non pour une opération simple. Aussenac-Gilles et ses coauteurs relèvent que le coût et la durée des démarches manuelles sont difficiles à estimer.5

↩︎ Retour au corps : le choix porte sur le niveau de formalisation nécessaire et sur la capacité du cabinet à vérifier puis à maintenir le résultat.


  1. ARIES Serge, LE BLANC Benoît et ERMINE Jean-Louis, « MASK  », dans Management et ingénierie des connaissances : modèles et méthodes, 2008.↩︎

  2. AUSSENAC-GILLES Nathalie, CHARLET Jean et REYNAUD-DELAÎTRE Chantal, « Ingénierie des connaissances », dans P. Marquis, O. Papini et H. Prade (dir.), Représentation des connaissances et formalisation des raisonnements, 2014.↩︎

  3. GRUNDSTEIN Michel, Le Management des Connaissances dans l’Entreprise, 2000.↩︎

  4. ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION, ISO 30401:2018, Systèmes de management des connaissances, 2018.↩︎

  5. Aussenac-Gilles, Charlet et Reynaud-Delaître, 2014.↩︎

Texte intégral de l'annexe, généré depuis les sources du mémoire (version de dépôt). Toutes les annexes.